…lorsque Sergueï Rachmaninov présente au public sa première symphonie, l’accueil effroyable du public et les critiques impitoyables qui l’accompagnent plongent le jeune compositeur dans une profonde dépression. C’est un neurologue pratiquant l’hypnose, Nicolas Dahl, qui parvient à sauver Rachmaninov de son affection après trois longues années de souffrance. Le médecin l’exhorte à écrire le concerto que le compositeur avait promis à la société philharmonique de Londres. Rachmaninov donnera alors naissance à son concerto pour piano n°2, une œuvre majeure universellement reconnue.

Il faut avoir écouté au moins une fois dans sa vie ce concerto, non pas pour constater de quelle manière son deuxième mouvement exceptionnel a été plagié au cours du XXème siècle, mais pour recevoir au moins les soixante premières secondes de cette œuvre qui sont d’une beauté sans nom.

Soliste piano : Hélène Grimaud.

Sergueï Rachmaninov (1873 – 1943)

… est une oeuvre en progrès”

Hélène Grimaud


Beethoven – Concerto pour piano n°5 “Emperor”, 2nd mvt

« … il plongeait la main dans sa poche et la refermait sur le flacon de verre contenant son parfum. La petite bouteille était encore presque pleine. Pour son apparition publique de Grasse, il n’en avait consommé qu’une goutte. Le reste suffirait pour ensorceler le monde entier. S’il le voulait, il pourrait à Paris se faire ovationner non seulement par des dizaines, mais par des centaines de milliers de gens ; ou bien aller tranquillement à Versailles, se faire baiser les pieds par le roi ; écrire au pape une lettre parfumée et se révéler comme le nouveau messie ; à Notre-Dame, devant les rois et les empereurs, se donner à lui-même l’onction d’empereur suprême, voire de Dieu sur terre… à supposer qu’un dieu ait encore besoin d’une onction.

Tout cela, il le pouvait, pour peu qu’il le voulût. Il en avait le pouvoir. Il le tenait dans le creux de sa main. Un pouvoir plus fort que le pouvoir de l’argent, ou que le pouvoir de la terreur, ou que le pouvoir de la mort : le pouvoir invincible d’inspirer l’amour aux hommes. »

Patrick Süskind, « Le parfum, histoire d’un meurtrier » – 1985

… à dire…

Si ce n’est : « Whoah ».

« You’re gonna miss me » par Lulu and the lampshades

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